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un outil catéchétique, une démarche numérique de catéchèse pour rejoindre ceux
qui sont pressés, nomades ou accros au numérique.
C'est-à-dire rejoindre de plus en plus de chercheurs de Dieu et les accompagner dans leur quête spirituelle.
- CLIN DIEU -
PRIÈRE DU MATIN
MARS 2026
Saint Joseph, écoute ma prière
Depuis le XVe siècle, le mois de mars est consacré à Saint Joseph.
Les premières célébrations en l'honneur de Joseph au mois de mars,
remonteraient dès l'an 800. En 1621, le pape Grégoire XV institue par ailleurs une solennité spéciale et toute particulière le 19 mars.
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Saint Joseph est crucial dans la vie chrétienne comme modèle de père, d'époux, de travailleur et protecteur de l'Église universelle, incarnant l'obéissance, l'humilité, la discrétion et la foi face aux épreuves, intercédant pour les besoins matériels, la famille et la bonne mort, et enseignant la sainteté dans la vie ordinaire et le service de Dieu.
Qui est saint Joseph dans la Bible ? On sait peu de chose sur lui, mise à part, les sources parcellaires du Nouveau Testament, dans les Évangiles de Luc et Matthieu. Originaire de Bethléem, Joseph est un charpentier qui vit et travaille à Nazareth, en Palestine. Appelé « le Juste » (Matthieu 1, 19), il est un descendant du roi David (Luc 2, 1-7). À la demande de Dieu, il accepte d'épouser Marie, une jeune vierge, fille de Anne et Joachim, ayant grandi au Temple de Jérusalem, mais déjà enceinte.
Évangile
« Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l'ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : "Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l'enfant qui est engendré en elle vient de l'Esprit Saint (...)" Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l'ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse. » (Matthieu 1, 20-24)
Mars => mois de Saint Joseph
SAINT JOSEPH, ÉCOUTE MA PRIÈRE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
SAMEDI 28 MARS 2026
« Afin de rassembler dans l'unité les enfants de Dieu dispersés » (Jn 11, 45 )
Méditation Sœur Catherine de Coster
Nous recevons en ce jour une page d’Evangile éminemment politique qui peut nous éclairer sur ce que nous vivons dans nos familles, nos lieux professionnels, mais aussi sur ce que vit notre monde.
La Pâque est proche et des tensions se font sentir. Beaucoup de juifs qui ont vu comment Jésus a ressuscité Lazare commencent à croire en lui. Mais dans le groupe des pharisiens, l’incrédulité ne cesse de croître ou du moins, les signes que Jésus opère sont de moins en moins reconnus, car le rabbi de Nazareth dérange.
Les pharisiens et Caïphe songent à l’intérêt collectif et Jésus aussi veille à l’intérêt de tous … Mais leurs moyens ne sont pas semblables. Les pharisiens cherchent à préserver leur lieu saint et la paix de la nation avec l’occupant afin de se maintenir dans leur position : On ne va pas laisser cet homme, il attire, ça pourrait inquiéter les Romains. Il vaut mieux les avoir avec nous que contre nous ! Cela ressemble fort à l’attitude des gouvernants qui, à l'égard de pays envahisseurs, votent en fonction de leurs intérêts financiers propres. L'intérêt général pour la paix et la vie des civils passe après. Cela ressemble aussi à toutes ces situations familiales ou professionnelles où nous prenons le parti de celui qui préservera notre paix, notre place, notre bien-être …
Jésus lui, est venu pour rassembler les enfants de Dieu dispersés, bien plus qu’une nation ! Pour que tous vivent et deviennent enfants de Dieu, il n’a pas peur de tout perdre, il prend le risque de donner sa vie ! Il choisit d’agir selon l’Esprit de Dieu pour la liberté et la vie de tous !
Choisir d’agir et de vivre selon l'Esprit de Dieu est une aventure ! Avons-nous vraiment le désir d’être des disciples libres, dont les choix ne sont pas à notre service mais au service de la vie de tous ? Avons-nous vraiment le courage de suivre Jésus jusque dans le don de nous-mêmes pour que gagne le Bien contre les forces du mal, la vie contre les forces de mort ?
Saint Joseph, toi qui as aimé Jésus d’un amour paternel,
sois proche de tant d’enfants qui sont sans famille
et qui désirent un père et une mère.
Soutiens les conjoints qui ne peuvent pas avoir d’enfants,
Aide-les à découvrir, à travers cette souffrance, un projet plus grand.
Fais que personne ne manque d’un foyer, de l’affection,
d’une personne qui s’occupe d’elle ;
et guéris l’égoïsme de qui se ferme à la vie,
afin qu’il ouvre son cœur l’amour. Amen.
Jeudi 19 mars 2026
MARIE TENDRESSE DNS NOS VIES
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
DIMANCHE 29 MARS 2026
Dimanche des rameaux
« La Passion de Notre Seigneur Jésus Christ » (Mt 26, 14 )
Méditation Père Arnaud Alibert
Le Samedi saint, journée de silence. Chaque mot est presque de trop.
Le rappel de la Passion du Christ au dimanche des Rameaux, et encore hier à l’office du vendredi saint nous assomme ! Le Messie est mort. Après avoir souffert, il fut mis au tombeau. Comme Isaïe l'avait annoncé.
L’être humai n’a pas dompter la bête qui rugit en lui et a commis le pire…
Et pourtant Dieu aime chacun d’entre nous.
Essayons alors de voir qu'il n’y a pas que le pire de l’homme sur terre. Le meilleur est parfois si proche de nous !
Là même, au pied de la croix !
Il y a des mains humaines qui font preuve d’une délicatesse infinie. Ces mains amies s'agitent comme la chorégraphie d’un ballet qui annoncerait la rédemption.
Les mains de Joseph d'Arimathie se sont jointes devant Pilate pour supplier de pouvoir s’occuper du corps de Jésus.
Les mains de Nicodème sont allées chercher les aromates.
Leurs mains de travailleurs ont pris le corps sans vie de Jésus et l’ont déposé dans un linge comme on fait la toilette d’un enfant.
Ces mains sauront être fermes pour porter Jésus jusqu’au tombeau.
Reprenant leur délicatesse, elles lieront de fines bandelettes sur ses membres, comme on le fait avec les rubans d’un cadeau pour un enfant.
Ces mains humaines disent l’amour et la reconnaissance. Elles parlent pour nous. Oui, nous pouvons nous taire aujourd'hui, car ces mains disent l’essentiel:
« Ô Jésus, reste avec nous, nous avons tant besoin de toi. Nous croyons en toi. Au seuil de ton tombeau, nous ne savons pas comment notre histoire peut continuer, mais nous y croyons. Permets-nous de pleurer et d’espérer à la fois.
Peut-être que demain, nous verrons, nous comprendrons, nous saurons. »
Mais pour l'heure, nous baissons les yeux. Et là ce ne sont plus les mains de Joseph et Nicodème qui parlent pour nous. Nous les voyons partir sur la pointe des pieds... sur la pointe des pieds, comme quand on va au reposoir pour une ultime prière. Et là, ne plus rien dire...
Ô saint Joseph, patron de l’Église
toi qui, à côté du Verbe incarné,
travaillas chaque jour pour gagner le pain
tirant de lui la force de vivre et de peiner ;
toi qui éprouvas l’angoisse des lendemains,
l’amertume de la pauvreté, la précarité du travail :
toi qui fais briller aujourd’hui l’exemple de ta personne,
humble devant les hommes
mais très grande devant Dieu,
protège les travailleurs dans leur dure existence quotidienne
empêche-les de tomber dans le découragement,
la révolte négative,
comme dans les tentations du plaisir ;
et maintiens la paix dans le monde,
cette paix qui seule peut garantir le développement des peuples. Amen.
Dimanche 19 mars 2026
MARIE PRÉSENCE DANS NOS VIE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
LUNDI 30 MARS 2026
« Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement ! » (Jn 12, 1 )
Méditation Monique Baujard
Jésus est de retour à Béthanie où un repas est donné en son honneur chez Marthe, Marie et Lazare. La coutume veut qu’on lave les pieds des invités et Marie verse un parfum de grande valeur sur les pieds de Jésus qu’elle essuie avec ses cheveux. Judas Iscariote proteste. Ce parfum valait 300 pièces d’argent qui auraient pu être données aux pauvres. La remarque de Judas peut sembler légitime. Le souci des pauvres était une obligation pour les Juifs de l’époque comme pour nous aujourd’hui. Mais le texte précise que cette protestation n’était pas sincère, Judas « c’était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait que l’on y mettait ». Dans son goût immodéré pour l’argent, Judas ne voit dans le geste de Marie que la somme perdue. La réponse de Jésus se situe à un tout autre niveau. Il est conscient de sa mort prochaine et il dit : « laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement ! Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours ». Jésus accepte donc que, par anticipation, son corps soit parfumé. Mais il voit aussi l’intention de Marie. Son geste est l’expression de toute la considération et de l’amour qu’elle lui porte. Elle pose un geste gratuit, dénué de tout intérêt personnel, un geste de profonde gratitude. Cela échappe complètement à Judas, qui pose un regard utilitaire sur la situation. La scène met en évidence la distance entre les attitudes de Jésus et de Judas et nous invite à nous situer personnellement. Quel est notre rapport à l’argent ? Sommes-nous capables de voir l’intention derrière les gestes, parfois maladroits ou excessifs, que d’autres posent ? Surtout quand la fin d’une vie approche, les gestes d’amour et de gratitude sont d’une valeur inestimable. Aucune somme d’argent ne pourra jamais les acheter !
Saint Joseph, père dans la tendresse,
apprends-nous à accepter d’être aimés précisément dans ce qui, en nous, est plus faible.
Accorde-nous de ne placer aucun obstacle
entre notre pauvreté et la grandeur de l’amour de Dieu.
Suscite en nous le désir de nous approcher de la réconciliation,
pour être pardonnés et aussi rendus capables d’aimer avec tendresse
nos frères et sœurs dans leur pauvreté.
Sois proche de ceux qui ont fait le mal et qui en paient le prix ;
Aide-les à trouver ensemble avec la justice également la tendresse pour pouvoir recommencer.
Et apprends-leur que le premier moyen pour recommencer
est de demander sincèrement pardon, pour sentir la caresse du Père.
Lundi 30 mars 2026
OÙ DEUMEURES-TU ?
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
MARDI 31 MARS 2026
« L'un de vous me livrera... Le coq ne chantera pas avant que tu m'aies renié trois fois » (Jn 13, 21 )
Méditation Monique Baujard
L’Evangile de ce jour relate le dernier repas de Jésus avec ses disciples. Juste après le lavement des pieds, Jésus annonce avec une profonde tristesse qu’un des disciples va le livrer aux autorités juives qui cherchent à l’éliminer. Les disciples sont à leur tour bouleversés par cette annonce et se demandent qui cela peut bien être. Jésus désigne celui à qui il va donner la bouchée qu’il vient de tremper et la donne à Judas Iscariote en ajoutant : « ce que tu as à faire, fais-le vite ». Le texte nous dit que Satan entrait alors en Judas et qu’il sortit aussitôt, dans la nuit. Judas, pris au piège par le diable, disparaît dans les ténèbres. Les autres disciples n’ont toujours pas compris. Ils croient que Jésus envoie Judas accomplir une quelconque tâche pour la fête ou pour les pauvres. En fait, Jésus envoie bien Judas « à faire ce qu’il a à faire ». Jésus garde donc la maîtrise des événements mais cela n’exonère pas Judas de sa responsabilité personnelle. Jésus lui montre qu’il connaît ses intentions, mais rien n’oblige Judas à trahir. Après le départ de Judas, Jésus cherche à préparer ses disciples aux événements à venir. C’est parce qu’il acceptera librement de donner sa vie en fidélité à Dieu, qu’il sera glorifié et que Dieu sera glorifié en lui. Il indique ainsi son départ et prévient qu’ils ne pourront pas le suivre. Pierre, avec la fougue qu’on lui connaît, riposte toute suite qu’il le suivrait n’importe où et qu’il est prêt à donner sa vie pour lui. Et Jésus lui annonce qu’avant que le coq chante, il l’aura renié trois fois. Le drame se noue, le groupe des disciples se disloque : Judas trahit, Pierre renie, les autres sont dispersés. Devant l’épreuve de la croix, chaque disciple, hier comme aujourd’hui, est sommé de choisir s’il veut, oui ou non, suivre Jésus jusqu’au bout.
Saint Joseph, tu es l’homme qui songe,
apprends-nous à retrouver la vie spirituelle
comme le lieu intérieur où Dieu se manifeste et nous sauve.
Éloigne de nous la pensée que prier serait inutile ;
aide chacun de nous à correspondre à ce que le Seigneur nous indique.
Que nos raisonnements soient irradiés de la lumière de l’Esprit,
notre cœur encouragé par Sa force
et nos peurs sauvées par Sa miséricorde.
Mardi 31 mars 2026
LOUANGE À DIEU !
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
AVRIL 2026
MERCREDI 1er AVRIL 2026
« Le Fils de l'homme s'en va comme il est écrit;
mais malheureusement celui par qui il est arrivé » (Mt 26, 14)
Méditation Père Arnaud Alibert
Incontestablement, l’étau se resserre sur Jésus. Mais, par une forme de renversement de situation dont l'amour de Jésus a le secret, voilà qu’en réalité il se resserre sur nous.
Nous sommes comme acculés à regarder notre responsabilité et nos complicités avec les trahisons dont Jésus est l'objet et avec sa Passion qu'il va vivre.
Dans l’épisode de ce jour, c’est Judas le héros ! Sans doute malgré lui - du moins pouvons-nous l'espérer. Il est “l’aigle noir” que chante Barbara. Même s'il s'en défend avec cette parole qui ressemble tant à celles que nous disons parfois : « Rabbi, serait-ce moi ? »
Judas, reconnaissons-le, fait naître en nous autant de dégoût que de compassion. Jésus l’a démasqué. Il ne peut plus se cacher. En tout cas, pas de Jésus.
Comment le Christ a-t-il su les desseins de Judas, nous ne le savons pas. Disons que Jésus a le don de connaître la météo des cœurs des hommes qu’il rencontre. Ce soir-là, en Judas, il n’a vu qu’un amas de déchets dans un immense tonnerre qui gronde en pleine nuit.
Judas, quant à lui, reste dans son histoire. Il sait qu’il a trahi Jésus ; il a sans doute ses raisons. Peut-être même est-ce une raison dont il s'imagine qu'elle pourrait servir Jésus, le forcer à sortir de son anonymat ? On ne sait pas, non plus.
Mais, tout à coup, à la parole de Jésus, une question s’élève en lui, imprévue. Quand Jésus dit “il vaudrait mieux qu’il ne soit pas né cet homme-là” ; qui est ce « il » ?
Est-ce lui, le traître, ou bien est-ce quelqu’un de pire que lui ?
Judas espère tellement ne pas être le dernier des derniers… il veut déjouer cette malédiction et la détourner sur un autre que lui… mais qui ?... hélas! En ce soir funeste, il n'y a personne d'autre que lui pour porter le chapeau.
C’est bien lui. Et tout ça pour de l’argent. De l’argent idiot. De l’argent triste et sans espérance.
Mon Dieu, que cette scène est parlante pour nous aujourd’hui!
Que vienne vite la lumière de Pâques sur nos vies !
Mercredi 1er avril 2026
MON DIEU MON ÂME A SOIF DE TOI
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
JEUDI 02 AVRIL 2026
« Il les aima jusqu'au bout » (Jn 13, 1-15)
Méditation Père Arnaud Alibert
Le texte du lavement des pieds est ultra connu ; l'image qu'il véhicule est inoubliable : Jésus, Dieu fait homme, à genou, en fin de journée, pour laver les pieds de ses disciples. Une image si forte qu'elle peuple notre imaginaire et nous invite sans cesse à la retrouver dans nos vies sous une forme ou sous une autre.
Service et humilité sont les deux clefs pour entrer dans la signification de ce moment.
J'ai appris que certains couples avaient choisi de vivre ce rite profondément chrétien lors de la messe de leur mariage. Certains évêques aussi au jour de leur ordination. Ce geste si profond vaut certes mieux qu'un long discours.
Je repense à cet ami Kiné qui me confiait cette année combien il s’estimait chanceux de pouvoir s’agenouiller quotidiennement. Il me disait ceci
<< plusieurs fois par jour, je m’agenouille pour mobiliser des jambes, renforcer des quadriceps, masser des pieds ou tout simplement remettre des chaussures et faire des lacets. L’Évangile du lavement des pieds, c’est en fait celui des soignants! Mais il ne suffit pas de s’agenouiller. L’attention prime ! Chaque patient, chaque membre abîmé est aussi une invitation à accueillir la vulnérabilité de chacun et de voir là mon prochain. Cela change la façon de percevoir mon métier et ma fonction de soignant.>>
Après ce témoignage, je note encore un point important pour entrer encore plus avant dans le texte : la résistance de Pierre à l'offre de Jésus. Qui de nous est à l'aise quand il est l'objet de l'humble service d'un de ces proches, ou même d'un inconnu ? Ne sommes-nous pas gênés par tant de bonté ?
Mais pour celui qui sert, il y a une joie profonde, qui n'a pas besoin de mots. Alors, ne pouvons-nous pas nous dire que nous lui offrons cette joie du service quand nous étendons nos pieds pour qu'il les lave. J’entends bien que cette attitude pourrait être mal comprise et finalement subvertie et retournée en une forme de domination sur le serviteur. Un tel risque est effectivement toujours présent. Cela s'appelle la possibilité humaine de pécher.
A chacun donc d’être Seigneur dans le service et à tous d’être humbles dans l’abandon.
Jeudi 02 avril 2026
VENIR VERS TOI MON DIEU
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
VENDREDI 03 AVRIL 2026
« La Passion de Notre Seigneur Jésus Christ" (Jn 1, 19)
Méditation Père Arnaud Alibert
Le Samedi saint, journée de silence. Chaque mot est presque de trop.
Le rappel de la Passion du Christ au dimanche des Rameaux, et encore hier à l’office du vendredi saint nous assomme ! Le Messie est mort. Après avoir souffert, il fut mis au tombeau. Comme Isaïe l'avait annoncé.
L’être humai n’a pas dompter la bête qui rugit en lui et a commis le pire…
Et pourtant Dieu aime chacun d’entre nous.
Essayons alors de voir qu'il n’y a pas que le pire de l’homme sur terre. Le meilleur est parfois si proche de nous !
Là même, au pied de la croix !
Il y a des mains humaines qui font preuve d’une délicatesse infinie. Ces mains amies s'agitent comme la chorégraphie d’un ballet qui annoncerait la rédemption.
Les mains de Joseph d'Arimathie se sont jointes devant Pilate pour supplier de pouvoir s’occuper du corps de Jésus.
Les mains de Nicodème sont allées chercher les aromates.
Leurs mains de travailleurs ont pris le corps sans vie de Jésus et l’ont déposé dans un linge comme on fait la toilette d’un enfant.
Ces mains sauront être fermes pour porter Jésus jusqu’au tombeau.
Reprenant leur délicatesse, elles lieront de fines bandelettes sur ses membres, comme on le fait avec les rubans d’un cadeau pour un enfant.
Ces mains humaines disent l’amour et la reconnaissance. Elles parlent pour nous. Oui, nous pouvons nous taire aujourd'hui, car ces mains disent l’essentiel:
« Ô Jésus, reste avec nous, nous avons tant besoin de toi. Nous croyons en toi. Au seuil de ton tombeau, nous ne savons pas comment notre histoire peut continuer, mais nous y croyons. Permets-nous de pleurer et d’espérer à la fois.
Peut-être que demain, nous verrons, nous comprendrons, nous saurons. »
Mais pour l'heure, nous baissons les yeux. Et là ce ne sont plus les mains de Joseph et Nicodème qui parlent pour nous. Nous les voyons partir sur la pointe des pieds... sur la pointe des pieds, comme quand on va au reposoir pour une ultime prière. Et là, ne plus rien dire...
©RCF
SAMEDI 04 AVRIL 2026
« " (Mc 2,,23)
Samedi 04 2026
GARDE MA VIE SIMPLE ET TRANQUILLE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
DIMANCHE 05 AVRIL 2026
« Il fallait que Jésus ressuscite d'entre les mort » (Jn 20, 1-9)
Méditation Père Michel Quesnel
Dans les trois autres évangiles, lorsque des femmes se rendent au tombeau de Jésus le dimanche matin, elles le trouvent ouvert, le cadavre de Jésus n’est plus à l’intérieur, mais elles voient également un ou plusieurs personnages qui leur annoncent que Jésus s’est éveillé des morts. Comme souvent, l’évangéliste Jean rapporte les choses de façon différente des autres.
Marie Madeleine vient seule. Elle voit simplement la pierre enlevée, et elle court trouver deux disciples. Elle leur avoue son étonnement et son ignorance. Curieusement, elle emploie le pluriel : « Nous ne savons pas où on l’a déposé. »
Les deux disciples courent aussi, mais dans le sens inverse. Ils ont hâte de se rendre compte. Celui dont le nom n’est pas donné arrive le premier, regarde à l’intérieur mais attend que Pierre arrive et entre, pour entrer à son tour. Ce que tous deux voient, ce sont simplement les linges qui entouraient le cadavre, posés à plat et à leur place. Si le cadavre de Jésus avait été volé, les linges seraient en désordre. C’est suffisant pour que l’autre disciple croie : « Il vit, et il crut. » L’attitude de Marie Madeleine et la sienne évoquent ce par quoi passe tout croyant, face à la résurrection de Jésus.
Comme elle, « nous ne savons pas ». La foi n’est pas une certitude. Comme lui, nous n’avons pas vu Jésus ressuscité, mais nous en avons des indices. Le cadavre de Jésus n’a pas été volé. Bien avant nous, ses disciples ont cru en sa résurrection. Les évangélistes l’ont écrit. La plupart des premiers disciples sont morts martyrs en raison de leur foi. Depuis vingt siècles, l’Eglise proclame la résurrection à temps et à contre-temps. Ces indices peuvent vaincre nos doutes. Alleluia !
Dimanche 05 avril 2026
JE CHERCHAIS TANT CETTE LUMIÈRE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
LUNDI 06 AVRIL 2026
«Allez annoncer à mes frères qu'ils doivent se rendre en Galilée: c'est là qu'ils me verront » (Mt 28, 8-15)
Méditation Père Michel Quesnel
En ce lundi de Pâques, nous sont proposés deux épisodes propres à l’évangile de Matthieu. Dans le premier, Jésus apparaît aux femmes et les invite à être témoins auprès des autres disciples. Elles entendent de sa bouche le même message que celui que l’ange leur avait dit : Jésus précède ses disciples en Galilée. Dans le second, les gardes qui gardaient le tombeau sont aussi des témoins ; ils ont vu le tombeau s’ouvrir. Mais ils sont chargés par les autorités juives de diffuser un mensonge : le cadavre de Jésus a été volé par ses disciples.
A travers ces deux épisodes, l’évangéliste nous propose des modèles et des contre-modèles. Les femmes sont deux, Marie-Madeleine et l’autre Marie. Dans la mentalité juive de l’époque, le témoignage des femmes n’a pas de valeur. Jésus ne craint cependant pas de faire appel à elles. La résurrection doit faire tomber des habitudes culturelles infondées ; le temps de la ségrégation est terminé. Ces deux femmes sont le modèle de ceux qui ont reçu la Bonne Nouvelle de la Résurrection et sont chargés d’en rendre compte. Nous également.
Les hauts responsables du peuple juif sont des contre-modèles. Ils savent. Mais, comme leur savoir peut mettre un péril tout un système dont ils sont bénéficiaires, ils gardent le silence et l’imposent aux gardes en les soudoyant. « Vous ne pouvez servir Dieu et l’argent », avait déclaré Jésus. Ici encore, des humains en font un bien mauvais usage.
Gardons-nous de tirer des propos anti-juifs de ce deuxième épisode. Selon Matthieu, les fils d’Israël non-chrétiens n’ont pas reçu le message de la résurrection de Jésus en raison de la duplicité de leurs chefs. Ils sont victimes ; ils ne sont en rien coupables.
©RCF
Lundi 06 avril 2026
SI SEULEMENT TU ÉTAIS LÀ
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
MARDI 07 avril 2026
" J'ai vu le Seigneur et elle raconta ce qu'Il lui avait dit » (Jn 20, 11-18)
Méditation Père Nicolas de Boccard
Cet évangile nous relate l’apparition à Marie-Madeleine. Est-ce celle qui versa sur les pieds de Jésus le parfum d’un grand prix et que le Christ a libéré de sept démons, ou encore la sœur de Lazare ? Laissons la discussion aux exégètes. Ce n’est pas la question principale. Ce qui est sûr, c’est que cette femme est très attachée au Christ, elle l’aime d’un amour particulier, elle est tout en pleurs auprès du tombeau nous dit le texte. Et l’on voit la délicatesse de Dieu, qui ne vient pas la bousculer ou même l’admonester comme Il le fera pour d’autres. Il lui envoie ses deux anges qui avec beaucoup de finesse envers cette femme blessée lui disent simplement : « pourquoi pleures-tu ? ». Elle est tellement envahie par son chagrin, obnubilée par son projet liturgique : rendre un dernier hommage au Christ avec les onguents et parfums rituels, s’enfermer dans son deuil… qu’elle n’est plus capable de s’ouvrir à la nouveauté, au Christ ressuscité. Il faut que Jésus lui-même vienne au-devant d’elle pour se faire connaitre. D’abord, elle ne le rejoint pas, envahie par sa tristesse. Il faut que Jésus la sorte de sa torpeur en l’appelant par son petit nom : « Marie », Il la rejoint dans son affectivité blessée, et là elle sort de sa torpeur et retrouve Jésus, sensible à l’appel de son nom. Comme les saintes femmes au tombeau, elle veut le retenir, mais Jésus l’en défend. Rien ne sera plus comme avant, Il retourne vers son Père et Notre Père et c’est là qu’il faudra le rejoindre.
Comment se fait-il qu’elle ne l’ait pas reconnue ? On est en droit de se poser cette question. Saint Grégoire le Grand commente ce passage en écrivant : « Jésus se présente à eux au-dehors tel qu’Il était au-dedans dans leur cœur ». Marie-Madeleine attendait Jésus comme elle le gardait dans son cœur : un être aimé, déchiqueté, abandonné par les siens – elle était triste, repliée sur sa souffrance, incapable de s’ouvrir à la nouveauté. Il faut toute la pédagogie de Jésus pour l’amener des ténèbres à la foi en la Résurrection et à faire d’elle, ne l’oublions pas, le premier témoin de la Bonne Nouvelle : « Marie-Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : J’ai vu le Seigneur et voilà ce qu’Il m’a dit ».
Alors nous comprenons mieux la discrétion des évangiles de la Résurrection : Jésus s’adapte à chacun de nous pour nous amener à poser personnellement l’acte de foi et à nous inscrire dans la communauté des croyants : ce peuple racheté par le sang du Christ ! La foi en la Résurrection ne vient pas en raison de preuves historiques mais par notre adhésion à cette Révélation qui nous envoie à notre tour en mission, comme Marie-Madeleine…la première missionnaire.
Mardi 07 avril 2026
JE M'ABANDONNE À TOI
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
MERCREDI 08 AVRIL 2026
« Il se fit reconnaître par eux à la fraction du pain » (Lc 24,13)
Méditation Père Sébastien Antoni
Évangéliser ! Eh bien, figurez-vous que cela ne s’improvise pas ! Qu'il y a une méthode, un style. D’abord, qu’il ne s’agit certainement pas de marteler des vérités aussi justes soient-elles, apprises par cœur et répétées un peu comme un perroquet à qui veut l’entendre… et plus souvent à qui ne veut pas l’entendre… L'évangile devenant un argument de camelot, je n'ai rien contre les camelots, ma brave dame, rassurez-vous, mais tout de même… le missionnaire n’est pas un bonimenteur ! Alors, voici avec ce passage dit des disciples d’Emmaüs, une grille, un garde-fou surtout pour une évangélisation selon le style de Jésus. Je pointe 7 étapes, 7 ceintures de sécurité pour éviter les manipulations, les approximations et la confusion.
La première, c’est Jésus qui rejoint l'humanité, c’est lui qui a l’initiative d'abord ! Que le missionnaire en herbe s'interroge sur sa relation au Seigneur, existe-t-elle ? La seconde : Jésus pose une question. Le missionnaire s’intéresse d’abord à ce qui fait la réalité de celui ou celle qu’il rencontre, il n'est pas là pour lui vendre un produit... Cette étape conduit à la troisième, celle où l’on voit Jésus amorcer un dialogue avec ces deux compères. Le missionnaire discute, parle de tout et de rien, de la vie, de la vérité des personnes. Dieu est déjà présent dans ce qui fait la vie des gens et ceci sans a priori de morale, de jugement, de vie qui devrait être comme cela plutôt que comme cela… L'évangile n'est surtout pas d'abord un code de moral, une longue liste de permis-défendus ou de culpabilisation !
La quatrième étape suppose de se situer face à face, humblement, sans jugement, pour que la confiance naisse et que la liberté de se savoir rejoint tel que l’on est et non tel qu'on le rêverait se mette en place. Simplement. Si, au contact de l'apprenti missionnaire ou du missionnaire confirmé, on se sent respecté, considéré... Là, quelque chose de Dieu passe... et pourtant, il est possible que l'on n'ait même pas encore prononcé son nom... L'étape suivante exige du missionnaire de ne pas lâcher celui qui s'est éloigné de Jérusalem et de la communauté, du lieu de la mort et de la résurrection... Il marche, pour ainsi dire, avec les gens, même si c’est pour un temps dans le mauvais sens... Celui de l'éloignement. Un missionnaire ne sera jamais un donneur de leçon, voulant dire « Tu te trompes, mon ami, ce n’est pas la bonne route, change de direction ». Non ! C'est Jésus qui nous l’enseigne ici. Mais, dans ce chemin d'éloignement, il s’agit de dire qu'il n’est jamais trop tard, que personne n’est trop loin pour rencontrer le Seigneur d'amour, non pas pour être jugé, bridé, limité, condamné...
Mais pour être aimé tel qu’il est. Et ainsi s’ouvre la dernière étape, celle du retour à Jérusalem, vers des frères, une communauté qui se fait évangéliser par ceux qui étaient partis, qui s’étaient séparés, mais qui, parce qu’ils ont compris l’amour de Dieu, sont revenus... Et finalement, si évangéliser c'était d'abord se laisser évangéliser, accueillir plutôt que d’imposer ou proposer une parole... En tous les cas, c’est le style Jésus... Tout autre méthode risque de se réduire à une mode, mais ne sera jamais un style! Alors… ayons du style chers amis!
Mercredi 08 avril 2026
JE CROIS EN TOI
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
JEUDI 09 AVRIL 2026
« Ainsi est-il écrit que le Seigneur souffrirait,
qu'Il resusciterait d'entre les morts le 3° jour » ( Lc 24, 35 )
Méditation Mgr Emmanuel Gobilliard
Dans le même Évangile, Jésus nous offre sa paix et souhaite que nous la vivions entre nous : « la paix soit avec vous », mais il pose aussi une question : « Avez-vous quelque chose à manger ? » Nous pouvons nous poser la question du lien entre les deux affirmations. Pourtant ce lien est nécessaire, parce que juste après la demande de la paix, l’annonce de la paix, l’Évangile nous dit que les apôtres vivent l’inverse de ce que Jésus demande. Ils ont peur, ils sont inquiets. Et nous le serions probablement à leur place. Jésus est mort sur la croix, un grand désarroi habite les apôtres, mais aussi tous les disciples, et peut être même les gens tout simplement, qui perçoivent que quelque chose de dramatique s’est produit. Et, soudain, alors qu’ils sont recroquevillés dans leur peur il apparait devant eux, soudainement mais aussi avec douceur. Cela doit secouer un peu ! C’est probablement justement parce qu’ils ont peur, que Jésus détend l’atmosphère. Il s’agit d’une autre preuve de l’extraordinaire humanité de Jésus. Jésus se met à notre place. Il comprend nos peurs, nos doutes, nos hésitations, nos manques de foi aussi. Alors il rétablit la relation, tout simplement. Combien de situations difficiles, de tensions, sont résolues, même aujourd’hui dans nos familles, par un bon repas, un apéritif réparateur, un dialogue qui commence de façon légère, comme pour alléger la lourdeur, le poids de la situation, pour alléger l’atmosphère et créer les conditions de retrouvailles paisibles. Oui, Jésus, tellement humain, a conscience que la première paix, très humaine, viendra grâce à des gestes tout simples. Elle permettra ensuite les conditions d’une paix plus profonde, plus durable, qui n’éludera pas les difficultés et les problèmes. C’est l’épisode du dialogue entre Jésus et Pierre, l’épisode du : « m’aime-tu ? » Oui la fraternité ne résout pas tout, mais elle est la condition de possibilité de toute paix. Nous n’arriverons peut-être pas systématiquement à faire advenir une paix durable. Mais si nous ne vivons pas la fraternité, et la fraternité quotidienne, nous sommes sûr qu’il n’y aura jamais de vraie paix durable.
Jeudi 09 avril 2026
PUISQUE TU NOUS REJOINS
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
VENDREDI 10 AVRIL 2026
« Jésus s'approche, il prend le pain et le leur donne; nil s'approche et de même pour le poisson »
( Jn 21, 1-14 )
Méditation Mgr Emmanuel Gobilliard
Pierre met un vêtement pour se jeter à l’eau. Vous ne trouvez pas cela bizarre ? Habituellement on fait l’inverse. On enlève un vêtement pour se jeter à l’eau. J’y vois, au-delà de probables habitudes culturelles qui m’échappent, un geste symbolique, très fort et très profond. Il ne peut pas se présenter à Jésus « à nu », dans la violence et la honte de son péché. Comme Adam qui se cachait, qui voilait sa nudité, qui avait perdu son unité de vie et sa liberté d’enfant de Dieu, Pierre a perdu la relation paisible et vraie avec Jésus. Il n’ose plus paraitre devant lui tel qu’il est, avec ses exubérances et ses géniales professions de foi, avec ses excès, ses erreurs et ses magnifiques générosités. Il s’est perdu en perdant la relation avec Dieu. Il s’est coupé de Jésus en le reniant. Pourtant il n’a pas peur de la rencontre, puisqu’il se précipite vers Jésus, pour le rencontrer, probablement sans savoir trop quoi lui dire. Comme dans le livre de la Genèse, le vêtement, la pudeur dont il s’agit, c’est la miséricorde de Dieu. Pierre couvre provisoirement son péché, pour quand même, comme pécheur, entrer en relation avec son Seigneur et supplier silencieusement la miséricorde. Cette permission, voulue par Dieu, puisque dans la genèse, c’est Dieu lui-même qui coud des pagnes pour, recouvrant la honte, permettre la relation. Cette permission de Dieu, qui nous accueille tel que nous sommes, avec nos péchés et nos imperfections, nous ouvre au pardon, à la réconciliation...à la résurrection. Pierre accepte, certes en se cachant un peu, de faire un pas, de s’avancer vers Jésus. Et c’est Jésus qui fera le reste, qui l’accueillera comme un frère, le rétablissant dans sa dignité, en lui proposant tout simplement de partager un repas. Comme Pierre, quel que soit notre péché, notre honte, acceptons d’être recouvert de la miséricorde de Dieu pour retrouver son l’amitié, son amour. Pour retrouver une paternité que nous avions perdu mais que lui n’a jamais abandonné. Comme le fils prodigue, laissons-nous recouvrir par les bras de Dieu.
Vendredi 10 avril 2026
PAR LE PAIN ET PAR LE VIN
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
SAMEDI 11 AVRIL 2026
« Allez dans me monde entier proclamez l'Évangile » ( Mc 16, 9 )
Méditation Pasteur J.P. Sternberger
Ce sont là, dans plusieurs manuscrits, les derniers mots du dernier chapitre de l'évangile de Marc. Dans certains manuscrits mais pas dans tous. Pas dans les plus anciens.
Nous retrouvons dans ces lignes Marie Madeleine et les disciples en route vers Emmaüs, et encore les onze qui avec Matthias formeront le collège des apôtres. On croit aussi reconnaître un peu de l'évangile de Jean et certains versets de Luc, et quelques lignes de Matthieu. C'est peut-être le cas. Peut-être a-ton ajouté ici ce qui semblait manquer à l'évangile de Marc qui, rappelons-le se termine sinon sur la peur des femmes quand elles quittent le tombeau vide. Aussi dans certaines éditions modernes de la Bible, vous trouverez ces versets qui nous lisons ce matin entre crochets ou avec une note en bas de page.
Mais il en va aussi ici de l'incarnation. Christ s'est fait humain et son histoire, l'évangile c'est à dire la bonne nouvelle qu'il annonçait et incarnait, l'évangile n'est pas descendu tout écrit du ciel. Son histoire, son évangile, a été confiée à des humains, transmis par des humains, et depuis, il ne cesse d'être lu, expliqué, commenté par des humains.
De même humains sont les témoins de la résurrection. Humaines sont leurs histoires et c'est en cela qu'elles nous rejoignent.
Garde-nous claire et vive, Seigneur, la flamme de Ta parole. Et que tout ce jour, elle éclaire nos sentiers. Amen
Samedi 11 avril 2026
ALLONS CRIER LA NOUVELLE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
DIMANCHE 12 AVRIL 2026
« Huit jours plus tard Jésus vient » ( Jn 20, 19 )
Méditation Pasteur Nicole Fabre
Heureux ceux qui croient sans avoir vu… Ces récits ne sont donc pas là pour nous rendre nostalgiques. Nous n’avons donc pas à dire : ils en ont eu de la chance, eux ! Ils ont vu le ressuscité ! Si nous nous disons cela, nous sommes sur un chemin qui ne nous mènera nulle part. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. Dans ce récit, il s’agit bien de l’histoire de la transmission dans ces débuts. La 1ère fois que Jésus se révèle vivant à ses disciples, Thomas n’est pas là. Contrairement aux autres disciples, Thomas n’a pas peur de se faire arrêter, il n’a pas peur de mourir. L’évangile de Jean nous l’avait déjà signalé, lorsque Jésus s’est décidé à aller à Jérusalem rejoindre Marthe, Marie et Lazare qui est mort. Thomas a alors encouragé ses frères en disant : « allons, mourrons avec lui ! » Il se rendait très bien compte du danger que Jésus prenait et était prêt à mourir avec lui. Sauf qu’il ne s’imaginait pas cette mort-là. Quand les autres disciples lui annoncent qu’ils ont vu Jésus, Thomas ne peut pas les croire. Pour lui, rien ne garantit que ces peureux ne se soient pas rassurés à bon compte. Il sait bien que Jésus est mort, d’une mort honteuse, donnée par les romains. Lui ne veut pas se rassurer à bon compte.
Jésus se présente alors à nouveau à tous, puis s’adresse à Thomas en particulier. Comme la première fois, il montre les signes de la crucifixion qui restent sur son corps de ressuscité. Alors, Thomas, sans même le toucher dit ce qu’il voit, bien au-delà des signes qui sont sous ses yeux : « Mon Seigneur et mon Dieu ». Dieu seul peut tenir ensemble l’inhumanité de la violence et le pardon qui fait entrer dans la vie que plus rien ne peut anéantir. Oui, Jésus est l’envoyé de Dieu, le Fils, l’unique que Dieu a donné au monde. En regardant le crucifié vivant devant lui, il comprend qu’il voit Dieu lui-même dans l’immensité de son amour pour le monde.
Merci Thomas de nous entraîner, à ta suite, de voir Dieu lui-même en Jésus, dans chacune de ses paroles, dans chacun de ses gestes, dans sa mort, et dans sa résurrection
Dimanche 12 avril 2026
COMME UNE LAMPE SUR MES PAS
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
LUNDI 13 AVRIL 2026
« Personne à moins de naître de l'eau et de l'Esprit ,
ne peut entrer dans le royaume de Dieu » ( Jn 3,1)
Méditation Mgr Emmanuel Gobilliard
La figure de Nicodème dans l’Évangile selon saint Jean est une belle figure, la figure d’un homme qui est proche de Jésus, qui se pose plein de questions. Cet Évangile nous évite aussi les regards simplistes, les regards binaires. En effet il est pharisien et donc il fait exception par rapport à beaucoup d’autres pharisiens. Jésus prend comme d’habitude, très au sérieux sa question, son cheminement. Il s’adapte à lui, le respecte, et l’invite à aller plus loin. Jésus ne réduit pas Nicodème à n’être qu’un pharisien. Il est profondément à l’écoute de cet homme. Jésus apparait ici dans toute sa liberté. Il considère chacun d’entre nous comme unique, sans le réduire à une histoire, à une culture. Les regards globalisants sont souvent très injustes et violents. Nous sommes souvent tentés de dire : tout le monde pense que, tous les prêtres sont ainsi, l’Église dit que...C’est ce que j’appelle les regards globalisants. Pour donner plus de poids à nos jugements nous y associons tous les autres. Cette façon de faire est injuste et malhonnête. Nous devrions dire plutôt : certaines personnes disent que...des prêtres pensent que...ou certains dans l’Église considèrent que...Cette façon de faire, globalisante est liée au péché qui nous replie sur nous-mêmes et qui nous incline à transformer la réalité pour la faire correspondre à nos perspectives, à nos idées, à nos projets. Jésus, au contraire, ne réduit pas la personne à une dimension, ni ne l’enferme dans une erreur ou dans un péché. Il nous donne toujours une porte de sortie et nous respecte au point de toujours mettre en valeur quelque chose en nous. Nous le voyons avec Nathanael lorsqu’il dit de lui : « voilà un homme qui ne sait pas mentir », avec le centurion romain « Jamais je n’ai vu une telle foi en Israël », avec la pécheresse à Béthanie, qu’il rétablit dans sa dignité de femme. Le regard de Jésus sur nous est toujours vrai sans cesser d’être profondément charitable. Il nous aime vraiment, et c’est aussi pour cela qu’il veut nous faire progresser, comme ici avec Nicodème. Il veut le faire grandir dans sa foi, l’aider à comprendre, l’aider à aimer aussi. Mettons-nous à l’école de ce divin maitre, et ayons sur chacun un regard doux, un regard respectueux et charitable. Ce qui nait de ce type de dialogue profond et respectueux, c’est la paix. Nos relations ont tellement besoin de cette paix qui vient de Jésus. Demandons-lui de nous aider à lui ressembler et prions pour que la paix règne davantage dans nos relations humaines.
Lundi 13 avril 2026
COMME L'ENCENS
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
MARDI 14 AVRIL 2026
« Nul n'est monté au ciel sinon Celui qui est descendu du Ciel » ( Jn 3, 7)
Méditation Mgr Emmanuel Gobilliard
Depuis hier, dans l’Évangile, nous sommes avec Nicodème et nous mettons nos pas dans les siens qui nous aident à cheminer avec Jésus. C’est un bel enseignement que Jésus donne à Nicodème répondant ainsi à son questionnement. De la méditation de l’Évangile d’aujourd’hui je voudrais dégager deux idées. La première, c’est que même si la foi est intelligible et même profondément cohérente, Dieu dépasse infiniment tout ce que nous pouvons dire de lui, penser de lui. Ici Jésus le fait comprendre à Nicodème de façon un tout petit peu brutale. Il semble se moquer. Nous savons qu’il le fait avec beaucoup de charité, mais il dit quand même à Nicodème : « Tu es un maitre qui enseigne en Israël et tu ne connais pas ces choses-là ? » Cela signifie en creux que nul ne peut se prétendre expert dans la connaissance de Dieu. Les plus grands enseignants sont des enseignants d’autant meilleurs qu’ils savent qu’ils ont encore beaucoup à apprendre, qu’ils sont toujours en quête, en recherche et que, s’ils sont théologiens, leur recherche sera toujours infiniment en deçà de la réalité qu’ils veulent rejoindre : Dieu. L’un des plus grands théologiens, saint Thomas d’Aquin était aussi un homme d’une grande humilité, au point qu’il a voulu brûler sa somme théologique. Elle était, selon lui tellement en deçà de la réalité du mystère de Dieu, qu’il la considérait comme de la paille, et pourtant nous savons à quel point son travail théologique était remarquable et combien il a aidé des générations d’étudiants. Dans ce domaine aussi, celui qui veut être le plus grand, qu’il se fasse le dernier et le serviteur de tous.
L’autre aspect que je voudrais souligner qui constitue le cœur de l’enseignement de Jésus aujourd’hui, c’est la liberté de Dieu, exprimée dans ce vent qui souffle où il veut. Cette liberté de Dieu nous interdit de juger. C’est au nom de cette souveraine liberté de Dieu, que le pape François aime dire : « qui suis-je pour juger ? » C’est au nom de cette liberté que nous devons absolument rester à notre place et ne pas nous prendre pour Dieu, c’est au nom de cette liberté de Dieu, que nous devons rendre grâce pour les merveilles qu’il accomplit dans l’Église à travers la diversité de ses membres. Nous devons apprendre à compter sur les autres parce que dans sa grande liberté, Dieu suscite de multiples dons, de multiples charismes, de multiples disponibilités. Non seulement nous ne devons jamais nous considérer comme supérieurs aux autres en les jugeant, mais nous ne devons jamais considérer que nous sommes les seuls à pouvoir agir dans l’Église. L’Église manifeste d’une certaine manière, par la diversité de ses membres la liberté de Dieu qui agit comme il le souhaite. Demandons à l’Esprit Saint, Esprit de liberté, de nous embraser de sa charité, pour que nous ayons l’humilité de considérer les autres comme supérieurs à nous-mêmes et que nous sachions aussi compter sur eux.
Mardi 14 avril 2026
JE VOUS AI VUE MARIE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
MERCREDI 15 AVRIL 2026
«Dieu a envoyé son Fils dans le monde, pour que, par lui, le monde soit sauvé" (Jn 3, 16-21)
Méditation Pasteur Magali Girard
Voilà un des versets du Nouveau Testament les plus connus. Jean 3 16 ! « Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais qu'il ait la vie éternelle ».
Ce verset est présenté comme le centre de l’Évangile, le sommaire de la Bonne Nouvelle et le résumé de la foi chrétienne. Mais cette mise en exergue le rend parfois difficile à comprendre pleinement, dans toutes ses implications.
Remarquons que, tout comme pour l'évènement de la Pentecôte à Jérusalem, l’Évangile nous parle ici d'un événement unique : Dieu a donné son fils unique, une seule fois. L'usage en grec du temps de l'aoriste nous permet de comprendre cela. Le don est fait en une seule et unique fois.
Cela s'est passé, ce n'est pas devant nous. Nous n'avons donc pas à chercher à le gagner, à le mériter puisqu'il est fait.
Quel est ce don ? Celui de son Fils unique, autre titre de Jésus-Christ. Et sous cette appellation on peut comprendre qu'il ne s'agit pas seulement de la croix mais de toute la vie de Jésus de Nazareth, de son ministère comme de sa mort sur la croix. C'est de cette manière que Dieu a choisi de manifester au monde son amour. Le monde - en grec le terme employé est celui de cosmos - est à comprendre dans sa dimension cosmologique c’est-à-dire universelle et pas seulement humaine. Ainsi l'évènement Jésus-Christ est à recevoir comme une incarnation de l'amour de Dieu dont nous, les humains, pouvons être les premiers destinataires. Les premiers mais non les seuls (primus inter pares comme on dit en latin si cela parle à quelque juristes...).
Alors recevons Jésus de cette manière, mettons le dans le tableau de la Création, pour comprendre l'Evangile dans sa totalité. Christ est une Bonne Nouvelle pour le monde car il est don pour toute la Création qu’il accompagne vers la vie éternelle.
Mercredi 15 avril 2026
COMME UNE LAMPE SUR MES PAS
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
JEUDI 16 AVRIL 2026
« Le Père aime le Fils et il a tout remis dans sa main » ( Mc 6, 30 )
Méditation Pasteur Magali Girard
Le haut et le bas sont pour nous les humains, des dimensions qui ont une puissance symbolique et même religieuse. Mais depuis l’Antiquité leur valeur a évolué notamment parce que l’Evangile a modifié l’opposition radicale et infranchissable entre elles. Le Christ est « Celui qui vient d'en haut» et ainsi il franchit en renversant la limite entre ces deux mondes du ciel et de la terre.
Incarnation, Résurrection, Ascension, Pentecôte : nos fêtes sont marquées par le mouvement de franchissement d’une frontière spirituelle que nous avions mis entre terre et ciel, entre nous et Dieu. Avec Christ, ne pouvons plus nous réfugier derrière elle, nous ne pouvons pas nous en servir comme prétexte pour éloigner de nous la présence divine.
La croix de Christ vient déchirer la séparation et rouvrir l’horizon d’une vie avec le Seigneur. Notre vie n’a pas besoin de choisir parce qu’avec Christ nos dimensions verticale et horizontal sont réconciliées. Il le paie de sa vie et ce témoignage est celui d’un amour divin qui vient nous rejoindre et dont la réalité ne peux plus être contestée, ne peux plus être altérée car elle est entièrement suffisante. Elle ne demande pas à être complétée pour être parfaite : le Père a tout remis dans les mains de Christ. Tout est accompli. Tout est dit.
Il certifie par là que Dieu est vrai, dans la vérité et non la tromperie, le mensonge, la ruse par opposition à tant de faux dieux dont les tentations nous piègent chaque jour. Refuser de croire c’est donc refuser la croix, refuser d’accueillir Dieu dans ce monde, terre et ciel réconciliés, ce monde dont il est pourtant le Créateur. Acceptons donc la croix de Christ à la fois dans nos cœurs mais aussi dans nos vies, dans notre société en honorant Christ comme le réconciliateur, en célébrant Dieu le créateur.
Le haut et le bas sont pour nous les humains, des dimensions qui ont une puissance symbolique et même religieuse. Mais depuis l’Antiquité leur valeur a évolué notamment parce que l’Evangile a modifié l’opposition radicale et infranchissable entre elles. Le Christ est « Celui qui vient d'en haut» et ainsi il franchit en renversant la limite entre ces deux mondes du ciel et de la terre.
Incarnation, Résurrection, Ascension, Pentecôte : nos fêtes sont marquées par le mouvement de franchissement d’une frontière spirituelle que nous avions mis entre terre et ciel, entre nous et Dieu. Avec Christ, ne pouvons plus nous réfugier derrière elle, nous ne pouvons pas nous en servir comme prétexte pour éloigner de nous la présence divine.
La croix de Christ vient déchirer la séparation et rouvrir l’horizon d’une vie avec le Seigneur. Notre vie n’a pas besoin de choisir parce qu’avec Christ nos dimensions verticale et horizontal sont réconciliées. Il le paie de sa vie et ce témoignage est celui d’un amour divin qui vient nous rejoindre et dont la réalité ne peux plus être contestée, ne peux plus être altérée car elle est entièrement suffisante. Elle ne demande pas à être complétée pour être parfaite : le Père a tout remis dans les mains de Christ. Tout est accompli. Tout est dit.
Il certifie par là que Dieu est vrai, dans la vérité et non la tromperie, le mensonge, la ruse par opposition à tant de faux dieux dont les tentations nous piègent chaque jour. Refuser de croire c’est donc refuser la croix, refuser d’accueillir Dieu dans ce monde, terre et ciel réconciliés, ce monde dont il est pourtant le Créateur. Acceptons donc la croix de Christ à la fois dans nos cœurs mais aussi dans nos vies, dans notre société en honorant Christ comme le réconciliateur, en célébrant Dieu le créateur
Jeudi 16 avril 2026
SOUVENEZ-VOUS VIERGE MARIE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
VENDREDI 17 AVRIL 2026
« Il en distribua aux convives, autant qu'ils en voulaient » ( Jn 6, 1-15)
Méditation Pasteur Magali Girard
Jésus se retire pour échapper à l’enthousiasme de la foule.
Il se mets à l’écart dans la montagne, le lieu symbolique de la relation à Dieu. Peut-être va-t-il prier. Jésus se mets souvent à l’écart pour prier, pour s’éloigner de la pression de la foule, de celles et ceux qui le recherchent pour qu’il les guérisse et les délivre. Ce récit peut être lu ainsi, comme celui d’une guérison de la foule. De quoi cette foule est-elle malade ? De l’individualisme de ses membres, de leur incompréhension du ministère de Jésus.
Chacun est venu, semble-t-il, les mains vides pour obtenir rapidement une libération, une guérison, un enseignement. A aucun moment ils ne se projettent dans le temps, ni ne s’organisent pour pouvoir mieux recevoir et comprendre l’enseignement de Jésus.
Mais lui leur donne l’impulsion nécessaire avec la bénédiction et le partage d’une toute petite réserve qui a probablement ouvert les coeurs, les besaces de manière à ce que les présents aient à manger et qu’il y en ait aussi pour d’autres. Voilà la foule guérit de son égocentrisme, guérit de son aveuglement à la véritable identité de Jésus, délivré de l’égoïsme de ses membres.
Elle n’est plus seulement une concentration d’individus réunis par une même recherche car une expérience commune les a mis en relation, les a ré-unis. Alors, tout de suite, Jésus le sait il y a la recherche d’un chef, d’un roi pour les diriger. En s’éloignant, il permet à la foule de se tourner vers Celui qui les a guérit comme il les aime, gratuitement et donc de se tourner vers le Seigneur. Puissions-nous, nous aussi, être guérit par le Christ ne nos tentations individualistes qui nous affament et nous affaiblissent. Puissions nous être délivrés de notre fascination pour le pouvoir qui nous éloignent du Père.
Vendredi 17 avril 2025
LE PAIN DE TA VIE, TA VIE DANS NOS MAINS
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
SAMEDI 18 AVRIL 2026
«Ils virent Jésus qui marchait sur la mer » (Jn 6, 16-21)
Méditation Pasteur Nicole Fabre
Jésus peut-il nous faire peur ? Si l’on en croit ce qu’ont rapporté ses disciples, cela est arrivé plus d’une fois. En particulier aussi au moment de la résurrection. Une peur, car les disciples découvrent Celui qu’ils pensaient connaître comme un inconnu. Une peur, alors qu’ils se croyaient seuls, en plein effort pour survivre au milieu des vents contraires, Jésus se fait voir, tout à coup présent, sans qu’ils ne l’aient vu s’approcher. Une peur, car il marche, il tient debout, là où ils couleraient à pique. Mais, n’en est-il pas ainsi chaque fois que nous réalisons un peu que le Christ est réellement ressuscité des morts, qu’il est réellement Celui qui tient là où nous coulons ? Qu’il est vraiment Celui qui s’est approché, alors que nous nous sentions immensément seuls ? La lumière du Christ ressuscité ne nous éblouit jamais, ou alors très exceptionnellement. Mais elle éclaire notre vie, la vie de notre monde d’une lumière toute nouvelle. Elle nous remplit d’une peur salutaire : « je ne te connaissais que par ouï dire, dit Job. Mais maintenant, mon œil t’a vu ». Nous pouvons prendre le temps de faire mémoire des moments de notre vie, rares ou nombreux, où sa présence nous a surpris, nous a fait arriver là où nous désirions être. Tous ces moments nous témoignent discrètement qu’il est bien ressuscité, qu’il marche sur les eaux de la mort et du désespoir
Samedi 18 avril 2025
EXISTER
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
DIMANCHE 19 AVRIL 2026
«Il se fit reconnaître par eux à la fraction du pain » (Lc 24 13-35)
Méditation Père Sébastien Antoni
Évangéliser ! Eh bien, figurez-vous que cela ne s’improvise pas ! Qu'il y a une méthode, un style. D’abord, qu’il ne s’agit certainement pas de marteler des vérités aussi justes soient-elles, apprises par cœur et répétées un peu comme un perroquet à qui veut l’entendre… et plus souvent à qui ne veut pas l’entendre… L'évangile devenant un argument de camelot, je n'ai rien contre les camelots, ma brave dame, rassurez-vous, mais tout de même… le missionnaire n’est pas un bonimenteur ! Alors, voici avec ce passage dit des disciples d’Emmaüs, une grille, un garde-fou surtout pour une évangélisation selon le style de Jésus. Je pointe 7 étapes, 7 ceintures de sécurité pour éviter les manipulations, les approximations et la confusion.
La première, c’est Jésus qui rejoint l'humanité, c’est lui qui a l’initiative d'abord ! Que le missionnaire en herbe s'interroge sur sa relation au Seigneur, existe-t-elle ? La seconde : Jésus pose une question. Le missionnaire s’intéresse d’abord à ce qui fait la réalité de celui ou celle qu’il rencontre, il n'est pas là pour lui vendre un produit... Cette étape conduit à la troisième, celle où l’on voit Jésus amorcer un dialogue avec ces deux compères. Le missionnaire discute, parle de tout et de rien, de la vie, de la vérité des personnes. Dieu est déjà présent dans ce qui fait la vie des gens et ceci sans a priori de morale, de jugement, de vie qui devrait être comme cela plutôt que comme cela… L'évangile n'est surtout pas d'abord un code de moral, une longue liste de permis-défendus ou de culpabilisation !
La quatrième étape suppose de se situer face à face, humblement, sans jugement, pour que la confiance naisse et que la liberté de se savoir rejoint tel que l’on est et non tel qu'on le rêverait se mette en place. Simplement. Si, au contact de l'apprenti missionnaire ou du missionnaire confirmé, on se sent respecté, considéré... Là, quelque chose de Dieu passe... et pourtant, il est possible que l'on n'ait même pas encore prononcé son nom... L'étape suivante exige du missionnaire de ne pas lâcher celui qui s'est éloigné de Jérusalem et de la communauté, du lieu de la mort et de la résurrection... Il marche, pour ainsi dire, avec les gens, même si c’est pour un temps dans le mauvais sens... Celui de l'éloignement. Un missionnaire ne sera jamais un donneur de leçon, voulant dire « Tu te trompes, mon ami, ce n’est pas la bonne route, change de direction ». Non ! C'est Jésus qui nous l’enseigne ici. Mais, dans ce chemin d'éloignement, il s’agit de dire qu'il n’est jamais trop tard, que personne n’est trop loin pour rencontrer le Seigneur d'amour, non pas pour être jugé, bridé, limité, condamné...
Mais pour être aimé tel qu’il est. Et ainsi s’ouvre la dernière étape, celle du retour à Jérusalem, vers des frères, une communauté qui se fait évangéliser par ceux qui étaient partis, qui s’étaient séparés, mais qui, parce qu’ils ont compris l’amour de Dieu, sont revenus... Et finalement, si évangéliser c'était d'abord se laisser évangéliser, accueillir plutôt que d’imposer ou proposer une parole... En tous les cas, c’est le style Jésus... Tout autre méthode risque de se réduire à une mode, mais ne sera jamais un style! Alors… ayons du style chers amis!
Dimanche 19 avril 2025
J'AI TANT BESOIN DE TON PAIN
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
LUNDI 20 AVRIL 2026
« Travaillez non pas ôurt la nourriture qui se perd
mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la Vie Éternelle » (Jn 6, 22)
Méditation Père Sébastien Antoni
Beaucoup de croyants s'inquiètent, ou du moins se posent des questions. Je me souviens de Stéphane qui, à la sortie de la messe, m'a lancé : "Dis donc, comment toi et tes confrères des diacres au pape, vous faites pour avoir toujours une idée pour commenter la Bible ? Ce doit être compliqué de produire des homélies tous les dimanches et même plusieurs fois par semaine avec des textes imposés !" J'ai souri en lui disant que pour tous les autres, je ne peux pas répondre, mais qu'en ce qui me concerne, je me suis longtemps battu pour croire à la vraisemblance du message de l'Évangile, à le croire, l'accueillir et finalement m'en nourrir... à juste dose, juste distance, juste prise... Et après quelques années d'ordination, s'est inscrite cette conviction : c'est l'Évangile qui tient en haleine quand on le respire. Il m'a poussé à l'endurance dans ma course folle pour le comprendre, mes combats contre lui aussi, sa joie quand il transporte et permet de donner un sens à toute l'existence, de ses choix à ses amours. Mais le fréquenter, c'est marcher, courir, être toujours en mouvement, tant il déplace, brise des certitudes, apaise dans le doute et la peur, console dans la peine, réjouit dans la joie et l'amitié. Oui, l'Évangile est une contrainte et pousse à l'endurance. La contrainte a forcé mon hygiène spirituelle. Le bénéfice est sans commune mesure avec l'effort fourni : il est celui de la grâce, du plus de l'abondance ! Car oui, en effet, Jésus est le pain de vie. Celui qui vient à lui n'aura pas faim, celui qui croit en lui n'aura jamais soif. Je l'ai affirmé à Stéphane dès le début de mon propos, mais en d'autres termes, lorsqu'il me demandait s'il m'arrivait de "sécher". Oui, il m'arrive d'être sec avant d'ouvrir ma Bible, cela chaque semaine, chaque jour. Mais je le fais car avec le temps je l’ai vérifié on ne reste pas longtemps sec à proximité de la Source. C’est petit à petit, en toutes circonstances, que le Seigneur nous aide à puiser à la source de l'Évangile l'eau vive et le pain de vie. Bon appétit et à la vôtre au banquet de l'Évangile.
Lundi 20 avril 2025
JE VIENS BOIRE À LA SOURCE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
MARDI 21 AVRIL 2026
« Ce n'est pas Moïse, c'est mon Père
qui vous donne le vraiç pain venu du ciel » (Jn 6, 30-35 )
Méditation Père Sébastien Antoni
Comment savons-nous que tout est vrai ? Comment être sûr que l'Évangile et ses promesses ne sont pas un miroir aux alouettes ? Comment pouvons-nous être certains que ce que nous propose le Christ est la chose la plus authentique parmi tout ce que nous avons expérimenté dans la vie ? Jésus n'est pas offensé par cette demande, il sait bien que nous avons aussi besoin de toucher, de voir, de comprendre. Nous avons besoin de vérifier, de faire l'expérience. Vérifier n'est pas un péché… et comme dirait ma grand-mère : la confiance n'exclut pas le contrôle ! Et voici que Jésus, au lieu de répondre avec un tour de magie, un signe ou un miracle éclatant, fait quelque chose de bouleversant, de plus grand, de plus impensable : il se présente lui-même comme signe, comme don, comme preuve que ce qu'il dit est vrai. Il ne donne pas de la manne descendue du ciel, mais il se donne lui-même comme un pain rompu pour tous. La plupart des religions exigent de leurs fidèles d'apaiser la divinité, de la séduire, de la contenter… alors on lui donne à manger, on lui fait des sacrifices de taureau, de bestioles et d'offrandes en tous genres, alors qu'avec le Christ tout est renversé… c'est lui qui se donne en nourriture. C'est Dieu qui nourrit sa créature… C'est Dieu qui prend soin de nous… il y a là un renversement absolu des représentations, des habitudes, des comportements religieux… Mais l’avons-nous compris ? Comment vous rendez-vous à la messe, à la prière ? Avec une liste de sacrifices accomplis ? Un stock de prières accomplies à apporter comme un enfant apporte une médaille pour sa compétition de judo ? Pensez-vous vraiment que Dieu a besoin de ce que vous faites ? Dieu n'a besoin de rien, il est Dieu,… dans ce sens-là… Mais dans l'autre sens, celui qu'il révèle en Jésus, c'est différent… Dieu veut répondre à nos besoins, tous nos besoins, et se donner à nous en nourriture… Alors, cher ami… quelle est ta foi quand tu pries ? Penses-tu que Dieu a besoin de toi pour exister ou as-tu compris que c'est toi qui as besoin de lui pour exister pleinement, vraiment… ? Si tu as compris… tu le sais toi que tout est vrai !
Mardi 21 avril 2026
JE CROIS EN TOI
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
MERCREDI 22 AVRIL 2026
« Telle est la Volonté de mon Père » ( Jn 6, 35)
Méditation Père François Lestang
« Non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé ». Jésus aime tellement son Père, il a une telle confiance en Lui, en son dessein de vie pour les hommes qu’il est prêt à tout risquer, à risquer son jugement, à risquer sa propre vie.
Dans ce texte, choisir la volonté du Père plutôt que la sienne signifie pour Jésus ne rejeter aucun de ceux qui vont croire en lui, au-delà des apparences, au-delà de tout préjugé. C’est déjà un véritable acte de confiance, mais aussi un véritable abandon. C’est une grâce que nous pouvons aussi demander pour nous : accueillir nos frères et sœurs chrétiens, d’où qu’ils viennent, avec leurs différences, leurs étrangetés à nos yeux.
Dans le combat spirituel du jardin des Oliviers, les autres évangélistes rapportent cette prière de Jésus à son Père, à la veille de sa mort : « non pas ma volonté, mais la tienne ». Ils évoquent aussi le temps qu’il faut à Jésus pour accepter pleinement cette volonté du Père, qui passe par l’épreuve de la souffrance, et qui le conduit à la mort, puis à la vie de résurrection.
Pourquoi alors accepter la volonté d’un autre, si elle me conduit à souffrir ? Pourquoi ne pas faire confiance à mon instinct de survie, et m’enfuir devant l’épreuve ? Nous savons bien que l’humanité est capable de dépassement, d’héroïsme quand d’autres vies sont en jeu. Mais dans la nuit du jardin des Oliviers, Jésus n’est pas un héros qui se sacrifie pour une cause. Il est le Fils qui manifeste l’amour du Père, il est le bon berger qui donne librement sa vie pour ses brebis, c’est-à-dire pour moi, pour nous. Il est venu pour que nous ayons la vie, et il a choisi le chemin qui nous la donne, celui de l’offrande de soi.
Seigneur Jésus, tu es venu pour faire la volonté de ton Père, volonté d’accueil et de vie, volonté qui traverse la mort et ouvre la résurrection. Je te présente toutes mes méfiances, tout ce qui en moi ne veut pas accueillir les frères que tu m’envoies ou les épreuves que tu me proposes. Jésus, j’ai confiance en toi.
Mercredi 22 avril 2026
SEL DE LA TERRE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
JEUDI 23 AVRIL 2026
« Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel » (Jn 6, 44)
Méditation Père Sébastien Antoni
La force dont nous avons besoin pour vivre authentiquement la vie chrétienne est une force qui vient d'en haut, un don de Dieu. Cette force est tripartite : la foi, l'espérance et la charité. Inutile de vouloir les trouver par votre curiosité, les arracher à Dieu par vos sacrifices et vos prières… non, elles ne sont pas des conquêtes, juste des dons proposés disponibles comme une eau qui s’offre et qu'il nous suffit de recueillir, humblement simplement… Le comprendre c’est être enfin libéré de l'anxiété de performances religieuses (1000 heures d’adoration, 800 chapelets en une journée… et semaines de jeûnes ou de douches à l’eau froide…) toutes ces illusions de performances qui feraient de nous des soi-disant champions de la foi et de l’ascèse… lorsque le Seigneur nous en délivre comme le pire des péchés d’orgueil, nous sommes joyeusement replacés devant un Dieu qui meurt d'envie de nous faire ce don. C'est l'intention de Jésus dans l'Évangile d'aujourd'hui quand il dit "Personne ne peut venir à moi, à moins d'être attiré par le Père qui m'a envoyé". Quand tu penses ne pas avoir la foi, ne perds pas de temps à te culpabiliser, demande-la au Seigneur. Quand tu penses ne pas avoir d'espérance, ne perds pas de temps à feindre d'être optimiste, demande-la au Seigneur. Quand tu penses ne pas avoir d'amour, ne perds pas de temps à te sentir fautif, demande-le au Seigneur. En demandant cela, Dieu répond à travers le Fils. Jésus est la manière dont Dieu nous donne ces trois dons. À la foi, à l'espérance et à la charité correspondent la confiance, l'audace et le fait de tout donner, de mourir pour ceux qu'on aime. Saint Augustin a donc raison de nous rappeler que "le Dieu qui nous a créés sans nous, ne nous sauve pas sans nous". La grâce et notre liberté deviennent le vrai binôme sur lequel repose l'histoire du salut, car la rédemption n'est pas simplement Dieu qui nous sauve, mais nous qui nous laissons sauver par Lui. Nous ne sommes pas sauvés par la force de ce que l’on peut faire, nous sommes sauvés par le don gratuit de Dieu et par l'adhésion à ce don.
Jeudi 23 avril 2026
BÉNI SOIS DIEU LE TRÈS HAUT LE PUISSANT
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
VENDREDI 24 AVRIL 2026
« Ma chair est vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson » (Jn 6, 52 )
Méditation Père François Lestang
« Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui ». Manger la chair, boire le sang. Ce que suggèrent ces expressions, voilà de quoi surprendre, et même choquer les auditeurs de Jésus. N’est-il pas affirmé dans la Torah que le sang, c’est la vie, et que tout contact avec le sang rend impur, impropre à la relation avec Dieu. Comment comprendre ? N’est-ce pas inadmissible ? Le résultat le plus immédiat de cet enseignement de Jésus, c’est que beaucoup de ses disciples décident de le quitter.
Comme prêtre, lors de chaque eucharistie, je dis à ceux qui célèbrent avec moi : « prenez et mangez-en tous, ceci est mon corps, livré pour vous », puis « prenez et buvez-en tous, ceci est la coupe de mon sang, le sang de l’alliance nouvelle et éternelle ». A la suite de Jésus, j’invite à manger ce pain qui est son corps, à boire ce vin qui est son sang, à partager un même pain pour être un seul corps, pour devenir ce que nous recevons, selon les paroles de saint Augustin.
Mais qu’est-ce qui rend possible que de la farine et de l’eau soient reconnues comme le corps du Christ, et le jus fermenté de la vigne comme son sang ? Seul l’Esprit saint permet ce passage, dans nos cœurs, dans nos corps, dans notre assemblée, dans ces aliments qui deviennent par la foi ce que Jésus a promis, et qui nous donnent de partager sa vie livrée, de nous livrer nous-mêmes, transformés nous aussi par ce corps, ce sang, cet Esprit. Sans l’Esprit, tout cela n’est que folie. Avec lui, c’est le secret le plus beau de notre vie chrétienne.
Esprit saint, viens visiter mon cœur et mon intelligence, mes sens et ma mémoire, pour me préparer à croire et à comprendre toujours davantage l’amour étonnant de Dieu, manifesté dans le pain et le vin de nos eucharisties
Vendredi 24 avril 2026 !
DIEU TU ES MON DIEU
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
SAMEDI 25 AVRIL 2026
« Proclamez l'Évangile à toute la création » (Mc 16, 15)
Méditation Père Nicolas de Boccard
En sa fête, l’Eglise nous donne de méditer l’épilogue de l’évangile de Marc. Nous le savons, c’est l’évangile le plus court, mais aussi le plus condensé. Il est le fruit du témoignage d’un proche des disciples de Jésus, en particulier de Pierre. Mais il n’est pas une biographie neutre ou livresque, cet évangile nous invite à nous mettre en route. Dans les quelques lignes de ce jour, il reprend les principales apparitions de Jésus ressuscité, l’Ascension, la Pentecôte et l’envoi en mission. Ce passage est percutant, plein d’élan, et est certainement le plus adapté à la première annonce de l’Evangile.
Il rappelle avec force la mission des disciples : « Allez dans le monde entier, annoncez l’Evangile à toute créature. Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé ; celui qui ne croira pas, sera condamné ». L’Evangile est puissance de salut. L’Eglise naissante avait parfaitement conscience d’être envoyée partout dans le monde pour le joyeux message du salut.
Cette mission est confiée aux disciples, et à partir d’eux à tous les baptisés. C’est une dimension fondamentale de l’Eglise et de l’identité du chrétien. Nous sommes faits pour évangéliser. La société, comme l’Eglise, ne vont pas si bien. Les attaques contre l’Eglise – dont certaines sont justifiées – l’ont affaiblie. Mais lorsque l’Eglise se regarde trop et ne pense qu’à changer ses structures, elle n’aboutit pas à grand-chose et ne s’en porte guère mieux. Lorsque l’Eglise retrouve un sens missionnaire, n’a pas peur d’annoncer le Christ à temps et à contretemps, elle retrouve son identité et sa force de vie. Nous sommes un peu assommés par des décennies de sécularisation. Mais ce dont le monde a le plus besoin, ne l’oublions jamais, c’est du témoignage de la force de l’Evangile. Que l’apôtre Marc nous aide et nous stimule dans la vocation missionnaire de l’Eglise et de chacun d’entre nous.
Samedi 25 avril 2026
DIEU DE MISÉRICORDE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
DIMANCHE 26 AVRIL 2026
« Je suis la porte des brebis » (JN 10, 1-10)
Méditation Sœur Catherine de Coster
Moi, je suis la porte …
La porte a deux fonctions. Soit elle reste fermée pour protéger les brebis qui sont dans l’enclos et éviter que les étrangers n’y entrent. Soit elle est ouverte et permet que l’on entre et sorte de l’enclos.
Dans le judaïsme, la Torah était considérée comme un mur de protection qui permettait à ceux qui la respectaient, de demeurer dans l’enclos de la pureté ou d’y être réintégrés s’ils l’avaient quitté.
Jésus vient de se heurter violemment aux pharisiens après avoir guéri un aveugle de naissance le jour du sabbat, et il se présente comme la porte de l’enclos : Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé, il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage.
Jésus déplace les conceptions de la religion. Il ne s’agit plus de rester dans l’enclos resserré de la Loi, mais d’entrer et de sortir, c’est-à-dire d’être sans cesse en chemin vers Dieu et vers les frères.
Entrons par la porte de l’Evangile, pour demeurer dans l’intimité du Christ et apprendre de lui à devenir des enfants du Père infiniment bon et miséricordieux.
Et sortons dans le monde, vers nos frères en humanité, pour poser sur le monde le regard même de Dieu, un regard d’amour.
En cette année du jubilé Pèlerins d’Espérance, la métaphore de la porte me rappelle celle de la Basilique Saint Pierre que le pape François a ouverte en ce début d’année. Entrons et sortons par la porte, et avec le Christ, posons sur notre monde en feu un regard et des gestes d’espérance.
Dimanche 26 2026
QUELQU'UN FRAPPE À LA PORTE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
LUNDI 27 AVRIL 2026
« Le Bon Pasteur donne sa vie pour ses brebis » (Jn 10, 11-18)
Méditation Père Nicolas de Boccard
L’image du troupeau rassemblé autour du Bon Berger est habituelle dans l’Église. Cependant, elle demande quelques clés de compréhension :
Les brebis du troupeau, non seulement écoutent sa voix, mais l’entendent c’est-à-dire la comprennent. Ces brebis suivent le Bon Pasteur, il ne suffit pas d’écouter et d’entendre, il faut mettre nos pas dans ses pas, marcher sur ses voies : « Mes brebis écoutent ma voix ; moi je les connais, et elles me suivent ». C’est le lien indissociable entre la foi et la vie. On dit à Lyon : « il suffit pas d’y dire, il faut y faire » ….
Ceci fait de nous des porteurs du Christ : or de fait, c’est plutôt Lui qui nous porte lorsque nous l’apportons au monde, en faisant un avec Lui, comme si nous étions au creux de sa main : « Personne ne les arrachera de ma main ». Il unit son sort à celui de son troupeau. Être chrétien, c’est être témoin d’un autre : le Christ, de venir à la communion avec Lui, d’être uni à Lui comme Il est uni Lui-même à son Père : « Le Père et moi nous sommes un ». Revêtir le Christ, s’inspirer de ses actions, le suivre dans sa vie. Malgré les crispations, les rejets, les peurs, notre monde n’a jamais eu autant besoin de l’annonce de cette bonne Nouvelle : nous sommes aimés, notre vie à un sens. Il ne faut pas avoir peur de l’annoncer aux frontières de l’Eglise.
Cette unité avec le Christ passe par l’unité entre nous. Ce peuple du Christ, il est toujours à construire, à instruire, à convoquer au nom du Seigneur. Il nous invite à l’agrandir : « J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise ».
Enfin, cette vie de Dieu donnée, offerte, il est donné à certains de la vivre plus intensément en les appelant à être pasteur de l’unique Pasteur. Appelés à donner – comme lui – sa vie pour le troupeau. Cet évangile est une invitation à prier pour les vocations sacerdotales. Dieu continue d’appeler : il y a des vocations lorsque les communautés chrétiennes sont ferventes et aimantes. S’il y a moins de vocations, ce n’est pas parce que Dieu appelle moins, mais parce que la foi, l’espérance et la charité se sont attiédies ! Comme le résume l’oraison de cette messe : « Que le troupeau parvienne, malgré sa faiblesse, là où son pasteur est entré victorieux ».
Lundi 27 avril 2026
ILS N'AVAIENT QU'UN SEUL PAIN
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
MARDI 28 AVRIL 2026
« Le Père et moi, nous sommes un » (Jn 10, 22-30)
Méditation Sœur Catherine de Coster
Les juifs veulent une certitude sur l’identité de Jésus : est-il le Messie qu’ils attendent ?
Quelle que soit la réponse de Jésus, ils ne la recevront pas, car le Messie qu’ils ont devant eux les dérange, il ne correspond pas à celui qu’ils attendent.
Jésus a déjà beaucoup parlé de son identité par des images, celle du pain de vie, de la lumière du monde, du bon berger et d’envoyé du Père.
Il a aussi fait devant eux de nombreuses œuvres belles et bonnes : l’eau transformée en vin, la guérison du fils d’un fonctionnaire royal, celle d’un infirme à la piscine de Bethesda, et d’un aveugle-né, la multiplication des pains …
Ils ont entendu beaucoup de paroles et vu beaucoup d’œuvres, mais ils ne croient pas !
Ils ne croient pas parce qu’ils ne font pas partie de ses brebis. Que nous dit Jésus de ses brebis ? Qu’elles écoutent la voix et suivent Celui dont elles se savent connues.
N’est-ce pas cela qui manque aux juifs en quête de certitude ? Ils ne croient pas parce qu’ils ne se laissent pas envisager par Jésus ! Ils ne croient pas parce qu’ils ne laissent pas les paroles et les actes de Jésus les toucher et descendre au fond d’eux-mêmes.
La foi n’est jamais une certitude, elle commence par l’oreille, descend au cœur et se prolonge par la mise en œuvre de ce que nous espérons et croyons. N’attendons pas d’avoir tout vu, ne cherchons pas à tout savoir, à tout comprendre, ne pensons jamais avoir trouvé Dieu, il nous emmène toujours ailleurs, au-delà de nous-mêmes.
Mardi 28 avril 2026
RESTE AVEC NOUS
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
MERCREDI 29 AVRIL 2026
« Ce que tu as caché aux sages et aux savants,
tu l'as révélé aux tout petits » (Mt 11, 25-30)
Méditation Père Michel Quesnel
Après s’être lamenté sur les villes de Galilée qui ne s’ouvraient pas à la Bonne Nouvelle, Jésus change totalement de ton. La fin du chapitre 11 de Matthieu respire la sérénité et la douceur.
Dans sa prière, Jésus nomme plusieurs fois le Père, ce qui le place en position de Fils : « Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout petits. » Une telle phrase a des relents de Magnificat : « Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides » (Lc 1, 53). Cela veut-il dire que les riches, les sages et les savants n’ont aucune chance de s’ouvrir à l’Evangile ? – Non. Aucune situation n’est désespérée.
Mais le risque des richesses est de s’y complaire, de s’en contenter, et d’en tirer de l’orgueil. Lorsque nous faisons partie des favorisés sur la surface de la planète, Dieu nous demande de nous détacher complètement de ce que nous possédons, y compris l’intelligence et le savoir, pour vivre une véritable humilité. Ce n’est pas simple, car notre environnement nous valorise et nous envie. Mais c’est bien ce que Jésus a vécu : plus sage et plus savant que quiconque, il s’est fait fragile et pauvre pour rejoindre ceux qui le sont sans l’avoir désiré.
Faire nôtre le mouvement initié par Jésus est d’ailleurs cohérent avec les réflexions par lesquelles le Fils de Dieu prolonge sa prière : « Personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. » Le Fils par excellence est prêt à nous accompagner dans la démarche d’humilité que nous avons à accomplir. Nous n’avons pas çà être des athlètes de la vertu d’humilité. Jésus nous permet d’être humbles si nous nous unissons intérieurement à lui.
Mercredi 29 avril 2026
ON NE VOIT BIEN QU'AVEC LE COEUR
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
JEUDI 30 AVRIL 2026
« Si quelqu'un reçoit celui que j'envoie, il me reçoit moi-même » (Jn 13, 16-20)
Méditation Sœur Catherine de Coster
Jésus vient de laver les pieds de ses disciples et les a invités à faire comme lui (Jn 13, 15).
Il y a là bien davantage qu’une simple exhortation au service du prochain et à l’amour fraternel. L’Evangile n’est pas un livre de « bonne morale » … Jésus n’a pas seulement lavé les pieds de ses disciples comme l’aurait fait un esclave ; exerçant librement le pouvoir absolu qu’il a reçu de son Père, il élève ses disciples à sa hauteur. Il s’est abaissé pour les élever, révélant ainsi de quelle manière Dieu élève : Dieu se met lui-même une limite à sa toute-puissance pour élever les humains.
L’invitation de Jésus en ce jour nous conduit au cœur de l’Ecriture et de la Révélation. Dans ce temps pascal, toute l’histoire s’est déroulée devant nos yeux … et nous vivons donc après l’événement de la mort et de la résurrection du Christ, dans ce temps où nous sommes invités à croire que Jésus est ego eimi, je suis, c’est-à-dire Dieu.
Nous sommes invités à croire … mais aussi à nous engager sur le même chemin que le Fils de Dieu, qui s’est fait Fils de l’Homme et nous a ouvert le chemin de la ressemblance sur lequel nous sommes appelés à marcher. Car, il s’agit pour le disciple de ressembler à Jésus qui n’a pas voulu être plus grand que Celui qui l’a envoyé.
Heureux sommes-nous si nous nous abaissons devant nos frères pour les élever, car la puissance de Dieu se déploie en nous, et c’est dans notre propre chair que nous devenons révélation de Dieu pour nos frères, pour le monde, car le Christ vit en nous.
©RCF
Jeudi 30 avril 2026
MA VIE N'EST QU'UN INSTANT
Paroles : Ste Thérèse de l'Enfant Jésus
Musique : Jean-Claude GIANADDA
MAI 2026
Mois de mai, mois de Marie
En 1945, le pape Pie XII a confirmé le mois de mai comme mois marial avec l'institution de la fête de Marie Reine le 31 mai, fête qui vient couronner le mois de mai tout entièrement consacré à la Vierge. Cette fête sera déplacée au 22 août après le Concile Vatican II.
- Prière à la Vierge Marie, Mère de Dieu -
Je vous salue Marie, pleine de grâce, Le Seigneur est avec vous, Vous êtes bénie entre toutes les femmes, Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, mère de Dieu, Priez pour nous, pauvres pécheurs, Maintenant, et à l'heure de notre mort.
VENDREDI 1er mai 2026
« » (Jn 04, 5)
Vierge Marie, ma Mère, ce matin, je viens me blottir sous le manteau de Ta Miséricorde, et me consacrer à Ton Cœur immaculé.
Par cette remise confiante de tout mon être entre Tes mains, je veux T'accueillir de façon profonde et durable dans ma vie de chaque jour.
Vendredi 1er mai 2026
MARIE DU MOIS DE MAI
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
SAMEDI 02 mai 2026
« » (Jn 04, 5)
Ô Mère de miséricorde, nous confions à ton cœur et à ton amour le peuple entier et l'Église de cette terre.
Garde-nous de toute injustice, de toute division, de toute violence et de toute guerre. Garde-nous de la tentation et de l'esclavage du péché et du mal. Sois avec nous !
Samedi 02 mai 2026
DIS-LUI NOTRE DÉSIR, MARIE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
DIMANCHE 03 MAI 2026
« » (Jn 04, 5)
Je vous salue Marie : « Je vous salue, Marie, pleine de grâce ; Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes, Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, Priez pour nous pauvres pécheurs, Maintenant et à l'heure de notre mort. Amen. »
Dimanche 03 mai 2026
DÉCOUVRIR LA SOURCE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
LUNDI 04 MAI 2026
« » (Jn 04, 5)
Souvenez-vous (Prière de Saint Bernard) :
« Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge Marie, qu'on n'a jamais entendu dire qu'aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance, réclamé votre secours, ait été abandonné. »
Lundi 04 mai 2026
CHERCHER AVEC TOI DANS MA VIE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
MARDI 05 MAI 2026
« » (Lc 4, 24)
Prière du Matin (confiance) :
« Marie, je te confie ma journée ! »
Mardi 05 mai 2026
TOI QUI NOUS TIENS PAR LA MAIN
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
MERCREDI 06 MAI 2026
« » (Mt 5, 17)
Prière de consécration :
« Ô ma Reine, ô ma Mère, je me consacre tout entier à toi "
Mercredi 06 mai 2026
MARIE TOUT LE MONDE VOUS AIME
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
JEUDI 07 MAI 2026
« » (Mt 5, 17)
Prière de consécration :
« Ô ma Reine, ô ma Mère, je me consacre tout entier à toi "
Jeudi 07 mai 2026
VOUS ÊTES NOTRE MÈRE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
VENDREDI 08 MAI 2026
« » (Lc 11, 14)
Magnificat
Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais, tous les âges
me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
Son amour s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras,
il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes,
il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël, son serviteur,
il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères,
en faveur d’Abraham et de sa race,
à jamais.
Vendredi 08 mai 2026
MAGNIFICAT
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
SAMEDI 09 MAI 2026
« » (Mc 12, 28b-34)
Samedi 09 mai 2026
MARIE VOUS SAUREZ LUI DIRE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
DIMANCHE 10 MAI 2026
« » (Lc 18, 9-14)
Dimanche 10 mai 2026
NOTRE DAME DES GITANS
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
LUNDI 11 MAI 2026
« » (Jn 9, 1-41)
Lundi 11 mai 2026
NOTRE DAME DE LA SALETTE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
MARDI 12 MAI 2026
« » (Jn 4, 43)
Mardi 12 mai 2026
NOTRE DAME DU LAUS
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
MERCREDI 13 MAI 2026
« » (Jn 5, 1)
Mercredi 13 mai 2026
UNE VOIX-UN VISAGE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
JEUDI 14 MAI 2026
« » (Jn 5, 1)
Ô Marie, contre le fléau de l'incendie et contre tous les maux de l'âme et du corps, protège-nous. Ô Marie, Mère du Rédempteur, nous aimons t'invoquer sous le vocable de Notre-Dame de Protection,
parce que tu nous aimes et nous gardes.
Jeudi 14 mai 2026
CAR VOICI DÉSORMAIS
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
VENDREDI 15 MAI 2026
« » (Jn 5, 1)
Vendredi 15 mai 2026
ALLONS À SAINT JOSEPH
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
SAMEDI 16 MAI 2026
« » (Jn 5, 17-30)
Samedi 16 mars 2026
SAINT JOSEPH, ÉCOUTE MA PRIÈRE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
DIMANCHE 17 MAI 2026
« » (Mt 1, 16)
Dimanche 17 mai 2026
AVE MARIA, ENTENDS NOS PRIÈRES
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
LUNDI 18 MAI 2026
« » (Jn 7, 1-2)
Lundi 18 mai 2026
MARIE PRÉSENCE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
MARDI 19 MAI 2026
« » (Jn 7, 40)
Mardi 19 mai 2026
MARIE CHANTONS ENSEMBLE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
LUNDI 20 MAI 2026
« » (Jn 11, 1)
Lundi 21 mai 2026
SAINT JOSEPH, ÉCOUTE MA PRIÈRE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
MARDI 21 MAI 2026
« » (Jn 8, 1-11)
Mardi 22 mai 2026
SAINT JOSEPH, ÉCOUTE MA PRIÈRE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
MERCREDI 22 MAI 2026
« » (Jn 8,21)
JEUDI 23 MAI 2026
« » (Lc 1, 26 )
Jeudi 23 mai 2026
TOI NOTRE DAME DU PASSAGE
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
VENDREDI 24 MAI 2026
« » (Jn 8, 51)
Vendredi 24 mai 2026
MERCI MARIE D'AVOIR DIT "OUI"
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA
SAMEDI 25 MAI 2026
« I » (Jn 10, 31)
Samedi 25 mai 2026
SEIGNEUR À QUI IRIONS-NOUS
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA